dimanche 18 novembre 2012

山口はるつね (Yamaguchi Harutsune)

Hier, j'ai revu mon copain Harutsune pour la première fois depuis presque deux mois. En ce moment, il vient rarement au club, parce qu'il est très pris par ses études. Il faut dire aussi, il vient d'entrer au collège. Pour tout dire en un mot : il est absolument adorable. Mais ne vous y trompez pas : c'est déjà un fierceful little kendôka, et il a ça dans le sang. Je ne donne pas cher de ma peau quand il aura fini sa croissance.




Comme on a rarement l'occasion de se voir, et que les ji-geiko sont des moments où l'on en profite plutôt l'un et l'autre pour affronter les sensei du Matsuba Kendô Club, je me suis rabattu hier sur la demi-heure dont on dispose après l'entraînement pour lui apprendre les deux premiers kendo no kata, qu'il a compris et exécuté comme s'il avait fait ça toute sa vie. Finalement, on a passé un bon moment à peu de frais, et on remettra ça dés que possible.



Si je suis tellement attaché à lui, c'est d'une part parce qu'on trouve rarement des enfants à la fois aussi prometteurs et aussi gentils, mais également parce que son père, Ichiro Yamaguchi, a toujours fait beaucoup pour moi durant mon premier séjour au Japon, et est resté, au-delà de mon retour en France, un correspondant assidu et un ami dévoué. Il n'a eu de cesse de m'embarrasser de cadeaux, et s'est toujours montré très préoccupé de m'aider à découvrir la culture et les modes de pensée japonais, notamment en passant des heures à discuter de budô et d'histoire avec moi (en japonais, portable et dictionnaire en main, avec des débuts difficiles, étant donné mon niveau initial). Il m'a également emmené au musée, visiter des temples, des sanctuaires, et m'a pas mal promené de lieux en lieux en voiture, en détaillant les pourquoi et les comment des usages, en ponctuant le tout de conseils linguistiques et d'avis personnels.
Sa femme est également d'une gentillesse incroyable, et j'ai eu l'honneur d'être un jour invité chez eux et partie prenante d'une démonstration de 茶道 (sadô), ce qu'on appelle en français cérémonie du thé, car c'est une ancienne adepte.

Bref, Ichiro Yamaguchi est l'un de ces rares Japonais spontanément très ouvert aux étrangers, très désireux de partager avec eux, et plein de prévenance et de gentillesse. Si je devais choisir un fils idéal, je choisirais le sien (qui a déjà été pris pour le mien, une fois, de manière assez improbable et amusante), car Harutsune présente toute les qualités qu'on pourrait lui souhaiter : mignon comme tout, poli sans être réservé, doué, volontaire, et surtout toujours souriant. C'est un vrai plaisir de l'avoir comme jeune compagnon d'arme, et de l'imaginer en route pour le meilleur.